Loi de finances pour 2026 : des coupes budgétaires maintenues et une austérité prolongée pour les associations

Le projet de loi de finances initial pour 2026 (PLFi) présentait un nouveau budget d’austérité pour le secteur associatif après plusieurs coupes massives dans la loi de finances pour 2025 et le décret d’annulation de crédits de 2024. Plus précisément, Le Mouvement associatif a estimé dans un communiqué de presse du 3 novembre 2025, à plus d’un milliard d’euros les diminutions des crédits en faveur du tissu associatif.

Ces nouvelles baisses s’inscrivaient dans un contexte particulièrement alarmant pour le secteur associatif, marqué par une santé financière particulièrement dégradée. Celle-ci a été largement été documentée par les études portées par Le Mouvement associatif, Hexopée et le Réseau National des Maisons des Associations et illustrée par les données du Bulletin Officiel Des Annonces Civiles et Commerciales (BODACC) qui montrait que l’année 2025 était une année record concernant les plans de sauvegarde et les liquidations des associations.

Dans la continuité de la mobilisation du 11 octobre « Ça ne tient plus ! », Le Mouvement associatif s’est mobilisé tout au long des débats parlementaires sur le projet de loi de finances pour 2026 afin de tenter de limiter ces coupes et de rappeler que le secteur associatif n’est pas une variable d’ajustement budgétaire mais un acteur économique, social et démocratique indispensable. Son action s’est notamment matérialisée par le dépôt de liasses d’amendements avec ses partenaires de l’ESS, la mobilisation de son réseau pour interpeller les acteurs politiques ou encore par des lettres ouvertes, des communiqués de presses, des rencontres parlementaires et gouvernementales…

Si Le Mouvement associatif souligne que plusieurs arbitrages ont tourné en faveur du monde associatif au Parlement, la version finale remodelée par le gouvernement entérine des arbitrages budgétaires défavorables aux associations, loin de répondre aux enjeux actuels qui frappent le secteur et en méconnaissance du rôle joué chaque jour par ces structures d’intérêt général.