Le Mouvement associatif publie un plaidoyer consacré aux enjeux de la vie associative en Outre-mer. Fruit d’un travail inter-associatif réunissant des organisations nationales et territoriales, il formule 18 propositions concrètes pour mieux reconnaître les spécificités des associations ultramarines, renforcer leurs moyens d’action et leur donner toute leur place dans le développement des territoires.
Un plaidoyer issu d’une dynamique collective inter-associative
Dans les territoires ultramarins, les associations jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale, l’accès aux droits, l’engagement citoyen et le développement local. Profondément ancrées dans les réalités de leurs territoires, elles apportent des réponses de proximité aux besoins des populations, souvent dans des contextes sociaux, économiques et environnementaux particulièrement complexes.
Pourtant, malgré leur vitalité et leur capacité d’innovation, elles font face à des difficultés structurelles : fragilité des financements, complexité des démarches administratives, difficultés d’accès aux cofinancements, besoins de formation et d’accompagnement ou encore enjeux de développement de l’emploi associatif.
Face à ces constats, Le Mouvement associatif anime depuis plusieurs mois une dynamique inter-associative Outre-mer, réunissant des organisations nationales et territoriales issues de secteurs variés : éducation populaire, solidarité, sport, action sociale, environnement, inclusion …
Cette démarche vise à favoriser la coopération, partager les analyses et faire émerger des propositions communes, au plus près des réalités de terrain.
Des propositions et des exemples inspirants pour répondre aux enjeux ultramarins
Le plaidoyer issu de cette démarche collective, formule 18 propositions structurées autour de 5 grandes priorités :
- Renforcer la coopération entre pouvoirs publics et associations, en développant notamment des chartes d’engagements réciproques et des espaces de dialogue et de co-construction des politiques publiques.
- Favoriser l’engagement associatif local, en soutenant la formation des bénévoles, en valorisant leur engagement et en facilitant la participation de toutes et tous.
- Simplifier l’action associative, en allégeant les démarches administratives et en renforçant les dispositifs et les acteurs de l’accompagnement.
- Développer l’emploi associatif, en soutenant la création d’emplois durables, non délocalisables et adaptés aux réalités économiques et sociales des territoires ultramarins.
- Soutenir le financement et le développement des associations, en sécurisant leurs ressources, en facilitant leur accès aux fonds européens et en renforçant les moyens nécessaires à leur action.
Au-delà des propositions, le plaidoyer met également en lumière cinq initiatives associatives inspirantes en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte, illustrant concrètement la diversité et la richesse de l’engagement associatif ultramarin.
Un webinaire pour partager les constats et les propositions
Le plaidoyer a été présenté le 13 octobre 2026, à l’occasion d’un webinaire qui a permis de mettre en perspective les enjeux de la vie associative ultramarine et de présenter les propositions issues de la démarche collective.
Après une introduction de Mickaël Huet, délégué général du Mouvement associatif, Évelyne Corbière Naminzo, sénatrice et rapporteure, est intervenue pour présenter les enseignements du rapport de la commission d’enquête du Sénat consacré aux « Inégalités systémiques dans les Outre-mer ».
Les Mouvements associatifs de Martinique et de La Réunion ont ensuite présenté et illustré les propositions du plaidoyer, avant des témoignages d’initiatives associatives menées en Guadeloupe, en Guyane et à Mayotte.
Un plaidoyer à faire connaître et à faire vivre collectivement
Ce plaidoyer a vocation à nourrir le dialogue avec les pouvoirs publics nationaux et territoriaux, mais aussi à devenir un outil collectif d’interpellation, de mobilisation et de dialogue au service des associations ultramarines.
Toutes les associations et tous les réseaux présents ou intervenant en Outre-mer, qu’ils aient ou non participé à son élaboration, sont invités à s’en saisir pour le faire connaître, le relayer et porter ses propositions auprès des décideurs politiques et institutionnels, de leurs partenaires et des médias.
Pour faciliter cette appropriation et amplifier sa diffusion, un kit de communication est mis à disposition, comprenant des supports pour relayer le plaidoyer et ses propositions.
L’enjeu est désormais de poursuivre cette dynamique collective pour faire pleinement reconnaître la place des associations ultramarines et construire, avec elles, des réponses adaptées aux besoins et aux réalités de leurs territoires.

